Mai 13 Rébellion : le dernier brûlot de Daniel Ange

19 août 2013

« Attention : ce livre est une bombe ! »
C’est ainsi que Philippe Arino présente le tout récent livre de Daniel Ange : Mai 13 Rébellion (ed. du Jubilé, juillet 2013, 165 p., 10 euros) consacré aux évènements des derniers mois qui ont secoués la France ; ou comment l’idéologie totalitaire vire à la dictature policière, selon les propres mots de l’auteur (p. 68).

Et Philippe Arino de continuer : « Je préfère vous prévenir, au cas où vous penseriez tomber sur un énième opus de Daniel Ange, ou un ouvrage de plus sur le »mariage pour tous ceux qui le désirent« . Pour amorcer la deuxième phase du combat du combat contre la loi Taubira, après la promulgation de celle-ci, pour trouver le souffle nouveau qui vous fera comprendre pourquoi notre lutte n’est qu’à ses débuts et qu’elle est historique, ce livre semble capital. Devant une révolution totalitaire une insurrection populaire n’est rien d’autre qu’un pamphlet politique, dans le sens noble du terme. Il constitue un appel à se réveiller, à assumer de se donner pleinement à la Vérité, à veiller sur la durée » (p. 159).

Si Daniel Ange expose, avec le fougue et le courage qu’on lui connaît, la gravité du changement de civilisation qu’on nous impose, il explose aussi de joie devant ces « Manifs pour tous » et ces veilleurs, jeunes, forts et paisibles, qui ont le courage de dire la vérité et d’en vivre. C’est donc un brûlot plein d’espérance.

Il critique sans peur une société qui va rendre nos enfants « schizophrène(s) car on divorce l’anatomie de la psychologie, le charnel du spirituel, le physique du psychique, le réel du virtuel. »T’es mâle, mais féminin. Femelle mais masculin« . Bien sûr, du haut de ses 5 ans, l’enfant comprend. C’est tellement évident, tellement simple ! Comment a-t-on attendu tant de millénaires pour le découvrir ? Autant lui montrer un taureau en l’appelant vache. Ou lui apprendre : 2+2=9 » (p. 85). Alors pourquoi un petit enfant noir n’aura-t-il pas le « droit » de réclamer de devenir blanc, ou vice-et-versa, car ce déterminisme des races est discriminatoire, n’est-ce pas ? (p.88).

Ainsi invite-t-il tous les évêques de France, mais aussi les responsables diocésains des écoles catholiques à monter au créneau « par amour de ces enfants, confiés à leur vigilance de pasteur, à leur cœur de père » (p. 95). Au-delà ce sont tous les curés de paroisse, tous les parents et les jeunes qui doivent se faire entendre, non par haine, mais toujours par miséricorde, par amour pour la vie naissante, tellement bafouée, la différence et la famille.
Un prophète dérange toujours et prend des risques. Daniel Ange n’a pas peur de se dire sidéré par les évêques et les prêtres qui interdisent ou n’osent pas parler du combat en cours pour « ne pas faire de politique ». Dans les années 30, bien des évêques allemands se turent « pour ne pas s’immiscer dans la politique » (p. 20-21)...
Aussi ne cesse-t-il de répéter : « Parents, indignez-vous ! Enseignants, rebellez-vous ! Educateurs : insurgez-vous ! » (p. 77). Car pour le Père Daniel Ange, pas de doute, la neutralité équivaut à la complicité. Et à la suite du Pape Benoît XVI, il dénonce le conformisme ambiant qui est une « véritable dictature » (p.61). Quant aux jeunes, il leur écrit, admiratif, « Rebellez-vous contre la corruption, l’égoïsme, l’orgueil, l’impureté, le mensonge, la jalousie, l’injustice ! Entrez en résistance ! Soyez indignés ! » (p. 128). Vivez de la Vérité, en étant pleinement homme et femme, et vous serez les véritables témoins du Christ, et sans doute bientôt ses martyrs...

Le livre fourmille de belles citations telles celle bien connue d’Einstein « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent faire » (p. 75).
Ou encore cette lettre aux instituteurs de Jules Ferry qu’il termine ainsi « Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écourtant pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire. Si oui, absentez-vous de le dire, sinon, parlez hardiment : car ce que vous allez communiquez à l’enfant, ce n’est pas votre propre sagesse ; c’est la sagesse du genre humain, c’est une de ces idées d’ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine l’humanité. Si étroit que vous semble peut-être un cercle d’action ainsi tracé, faites-vous un devoir d’honneur de n’en jamais sortir ; restez en deçà de cette limite plut tôt que vous exposer à la franchir : vous ne toucherez jamais avec trop de scrupule à cette chose délicate et sacrée, qui est la conscience de l’enfant » (cité pp. 94-95). Il faudrait citer aussi l’homélie de futur Pape François, hymne à la vie et à sa protection, ou enfin cette belle lettre, pleine de respect, du Maire, homosexuel, de Chasselas au Cardinal Barbarin... Un livre plein d’espérance, oui, car « le courage est contagieux » (p. 124).

 
Il y a peine quelques mois Daniel Ange publiait un autre livre prophétique, également « politiquement incorrect » : SOS ! La vie, on la tue... et la VIE l’emportera (coed. de l’Emmanuel et du Jubilé, mars 2013, 318 p., 18 euros) et un autre paraîtra bientôt : SOS, l’amour on le prostitue.
Celui sur la vie dénonce avec véhémence les attaques terrifiantes contre la vie, naissante ou non économiquement rentable, et proclame avec force l’Evangile de la vie. Car Dieu est la Vie.
Ainsi, pour Daniel Ange : « la nouvelle évangélisation est devenue synonyme de combat pour la vie. Comment d’un côté annoncer et donner de rencontrer Celui-là même qui est LA VIE en personne, et de l’autre ne rien faire pour parer à cette gigantesque offensive de mort ? Comment d’un côté proclamer un Dieu-Amour qui s’est fait zygote, embryon, fœtus, et de l’autre ne pas protéger tous ces petits menacés du massacre des saints Innocents d’aujourd’hui ? » (p. 24).